Les différentes facettes de notre activité

Au G.S.H.P., notre activité principale est l’exploration à but scientifique, c'est à dire axée sur la recherche de nouvelles cavités afin d’explorer et de découvrir les réseaux souterrains jusqu’à la limite des possibilités humaines.
Outre l’aspect sportif, cette activité se caractérise par la dimension scientifique que nous sommes amenés à réaliser au travers des études, afin de comprendre les phénomènes souterrains étudiés : cartographie, hydrogéologie, colorations, géologie, paléontologie, biospéléologie, …
Ce second aspect est fondamental pour optimiser nos résultats sportifs et permettre aux non spécialistes de mieux appréhender les sciences de la terre. Cet intérêt est aussi partagé par les collectivités locales. En effet, nos études du milieu souterrain permettent entre autres d’évaluer le potentiel en eau potable, la richesse du 21ème siècle.
Depuis plus de 20 ans, nous explorons principalement le massif de Saint Pé de Bigorre (65). cependant, c’est dans le massif de la Pierre Saint Martin (64) que s’est établi notre notoriété nationale : deux records du monde de profondeur en 1966 et 1975.


Nous n’avons pas tenu de comptabilité exacte de nos travaux depuis 51 ans, mais il n’est pas faux d’annoncer l’exploration de 1500 cavités dans les Pyrénées et en Grèce (2 expéditions internationales) et même dans l’Himalaya Ce sont plus de 50 kilomètres de galeries qui ont été découvertes dans les gouffres pyrénéens classés parmi les plus profonds du monde.

Mais avant d'explorer une cavité, il faut trouver son entrée. La prospection occupe donc une part importante de notre discipline. Parcourir les montagnes en dehors des sentiers battus, traquer les courants d'air annonciateurs de cavités intéressantes, répertorier les moindres anfractuosités, constituent des activités à part entière.

Aujourd'hui, les entrées de cavités les plus importantes sont connues et identifiées et les découvertes sont souvent dues à des travaux d'aménagement de passages étroits. Un matériel et des techniques bien rôdées permettent désormais de repousser les limites d'explorations qui semblaient définitivement terminées.

De la même façon, les techniques de plongée subaquatique ont été adaptées aux spécificités du milieu souterrain. L'exploration de conduits noyés, de plus en plus longs et profonds, a ouvert de nouveaux horizons pour les rares adeptes de cette discipline très exigeante. Au G.S.H.P., ils sont quelque uns a suivre cette voie dans l'exploration de siphons pyrénéens.

Quelque soit la technique utilisée pour explorer de nouveaux conduits, le spéléologue se doit de rapporter des observations et des relevés topographiques précis. Ceux-ci alimentent ensuite des publications spécialisées, des inventaires et monographies sur des massifs ou des réseaux souterrains. Ce prolongement plutôt intellectuel de l'activité donne ainsi tout son sens au mot exploration.

En 2012, le GSHP a réalisé plus de 230 journées sur le terrain. 75% d'entre elles ont été consacrées à l'exploration sous toute ses formes. Les autres ont concerné des visites de cavités classiques, des descentes de canyons et des journées de formation.